painting, drawing, writing, video, sound, installation


A virtual image is formed in the extention of the

light rays. Florence Cats artwork favours ephemeral,

vibrational and random qualities.

Her research is inspired by the variety of luminous

phenomena in nature and by cosmic observations.

In her painting she looks for interactions between light,

mineral colors, water, vegetal paper and animal substance

to make appear residue, density, vacuum, transparency.

Painting ss the trace of an event.

Aswell as traveling, gleaning, collaborate, lead to accept an out

of control part ; dust, remnant, ruin, constitute pertinent

materials as they have already been affected by processes of

metamorphosis.

Diary, sketch, note, anonymous sound, video instant, are open bare

for collage or installation.




text by Noémie Goldman

Creation, by essence, is a filling of a gap. It produces an object, adds something to the world, and generates a new presence. Artists have always focused on this production of fullness, and the birth of a work leads to a solid force, a desire to make visible through skillful shaping. Florence Cats has this rare gift of creating in dissolution, taming disappearance, dealing with gaps and tears, and cultivating a creation in the groove.

In the 19th century, artists left the workshops to paint in the open, in communion with natural elements. A new intimacy was born between the creator and Nature: immersion is added to contemplation, and the impressions experienced by man enrich the direct illustration of the world. Florence Cats continues this tradition and gracefully extends it into the 21st century. She travels, gets lost, brushes against all surfaces, admires warm and cold skies, and lets herself be touched by the sounds, objects and visions she encounters on her way. With coloured pencils, she notes the images on pieces of paper found by the roadside. Her memories – void expressions of moments past - make visible what no longer exists: a conversation, a passage, a ray of light. From these gaps grow stories, artist's emotions are translated into beautiful reflections: wet papers, broken glasses, videos and poetry. The impression of the world on the sensitive film of her artistic gaze. And that is what it revealed to us: the ephemeral and the absence exposed before our eyes.

Translation is not easy. Alone through her experiences, Florence Cats manages to capture the purity of these surprising moments. She makes the elements speak, especially water, to which the artist offers a field of freedom where she can erase, draw curves, tickle the fibers of the paper and dialogue with the pigments as she pleases. This trust in water is so dear to Turner and any talented watercolourist: accepting water as an ally, and simply giving it space to flourish and vanish. In return, water offers lunar landscapes, luminous abstraction and this blur that bewitches. She is not afraid to put her medium in danger, welcome marks, tears and work delicately with her fingertips. Dissolution in creation. Seeing the real in residue come to life again. Florence Cats' works invite you to enter a world where reality can fly away at any moment. Explore it gently, without sudden movements, and you will discover the projection of your dreams.



texte de Noémie Goldman

La création, par essence, est un plein. Elle vient produire un objet, ajouter quelque chose au monde, et générer une nouvelle présence. Les artistes se sont toujours concentrés sur cette production comble, et la naissance d’œuvre s’inscrit dans une force solide, une volonté de rendre visible par un façonnage savant. Florence Cats a ce rare don de créer dans la dissolution, de dompter la disparition, de composer avec les lacunes et déchirures, et de cultiver une création en creux.

Au 19e siècle, les artistes sont sortis des ateliers pour peindre en plein air, en communion avec les éléments naturels. Une nouvelle intimité naquit entre le créateur et la Nature : l’immersion s’ajoute à la contemplation, et les impressions éprouvées par l’homme enrichissent l’illustration directe du monde. Florence Cats s’inscrit dans cette tradition et la prolonge avec grâce jusqu’au 21e siècle. Elle voyage, se perd, frôle tous les sols, admire des ciels chauds et froids, et se laisse toucher par les sons, objets et visions qu’elle rencontre sur son chemin. Aux crayons de couleur, elle note les images sur des bouts de papier trouvés au bord de la route. Ses souvenirs – expressions en creux de moments passés – rendent visible ce qui n’existe plus : une discussion, un passage, un rayon de lumière. De ces manques naissent des récits, les émotions de l’artiste traduites en de beaux reflets : papiers mouillés, verres brisés, vidéos et poésie. L’impression du monde sur le film sensible de son regard d’artiste. Voilà ce qu’elle nous révèle. L’éphémère et l’absence exposés sous nos yeux.

La traduction n’est pas facile. Seule à travers les expériences, Florence Cats parvient à capturer la pureté de ces moments surpris. Elle fait parler les éléments, tout particulièrement l’eau à qui l’artiste offre un champ de liberté où elle peut effacer, tracer des courbes, titiller les fibres du papier et dialoguer avec les pigments à sa guise. Cette confiance donnée à l’eau, on la retrouve chez Turner et les aquarellistes de talent : accepter l’eau comme alliée, et simplement lui céder l’espace pour s’épanouir et s’évanouir. Elle offre en retour des paysages lunaires, une abstraction lumineuse et ce flou qui envoûte. Ne pas avoir peur de mettre son support en danger, d’accueillir les marques, les déchirures et de travailler avec délicatesse la matière du bout des doigts. La dissolution en création. Voir le réel en résidu reprendre vie. Les œuvres de Florence Cats vous invitent à pénétrer un monde où la réalité peut s’envoler à tout moment. Explorez-le doucement, sans geste brusque, et vous y découvrirez la projection de vos rêves.